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Catégories : Entreprises
ou Produits/Systèmes
Candidat : Arpège Défense / Systèmes d'interception des communications
électroniques
Représentatif des entreprises faisant la promotion de moyens de surveillance
généralisée des réseaux de télécommunications publics, principe
sur lequel se sont opposés les Parlementaires européens. Arpège Défense, une PME
d'Aubagne (13), développe une panopolie complète de logiciels sniffeurs, qui interceptent
à la volée tout type de messages ou de signaux électroniques pour les besoins
privés ou publics de surveillance. Cette PME profite de l'appel d'air des nombreux fournisseurs
internet, pour leur propre "besoins" ou pour répondre à des réquisitions
policières, parfois sans aucun mandat judiciaire, à des fins préventive de "bon
voisinage". En France il n'y a pas de système centralisé comme le Carnivore/DCS
développé par le FBI aux Etats-Unis, un système de contrôle de trafic réseau
parallèle à celui de l'ISP.
Présent comme bon nombre de ses
confrères lors du dernier
salon Milipol (Le Bourget, Novembre
2001), Arpège a levé le
voile sur ses produits face
à un journaliste de Libération:
"(...) Chez Arpège Défense, PME du sud de
la France spécialisée dans l'écoute en tous genres,
téléphones ou satellites, en revanche, on cause un peu.
Leurs produits s'appellent «Aurélie» ou «Sissi».
Le plus en pointe, c'est «Marie», capable «d'intercepter
100 % des messages électroniques», pour peu qu'il soit
branché chez un fournisseur d'accès, là où
transitent toutes les communications d'un internaute, plastronne Claude
Lancial, son responsable commercial. «Marie» est un ordinateur
dopé grâce à un logiciel d'analyse du trafic de données.
Et réglable selon les besoins du client. «On peut ainsi
capter les communications pour une adresse e-mail donnée, ou par
mots-clefs», explique-t-il. A qui vend-il «Marie»?
«Euh...» Et combien coûte l'engin? «Cela
dépend, enfin, je ne préfère pas vous le dire.»
En tout cas, il l'assure, virant soudain au rouge pivoine, cela ne sert
que pour des «missions particulières comme le grand banditisme,
la drogue ou la recherche de pédophiles». En France aussi?
«Désolé, j'ai un rendez-vous.».
La
plaquette de la société dans les petits papiers de
Milipol
précise qu'elle réalise 60% de son CA à
l'exportation.
Elle se définit simplement pour
spécialiste de "l'étude,
le développement
et réalisation de systèmes d'émission
/
réception télécoms" (...) "et propose
des
propose des systèmes de gestion des fréquences et
de contrôle
du spectre d'émission entre 100 kHz et 18
GHz, pour les états
désireux de réguler les
télécommunications sur
leurs
territoires."
Dans une autre fiche technique
diffusée sur le site de Milipol, elle
ajoute plus de
détails:
"Etudes, Développement,
Réalisation Systèmes
Produits,
Formation,
Assistance technique, Assistance
opérationnelle.
Guerre Electronique " Télécommunications
" Monitoring
de
communications (H, V/U, SHF).
Satellites
: Géostationnaires, défilement bande L, C, X,
Ku,
Ka.
Téléphonie : RTC (Analogique,
Numérique).
Téléphonie mobile : Analogique /
Numérique.
Détection-démodulation
décodage-Enregistrement
goniométrie.
Système de transmission : Etudes,
bilans de liaisons, H-V/UHF, VSAT.
Broadcast : Emission /
Réception / Distribution radio &
TV-Satellite-MMDS-Faisceaux
hertziens, Fibre optique.
Brouilleur
GSM.
Equipements d'écoutes
téléphoniques".
+ A noter que la
société d'Ile de France Aqsacom développe
le
même type d'expertise auprès des fournisseurs internet
ou
des opérateurs GSM; Aqsacom a été cité
parmi
les dossiers de candidature possibles pour les BBA 2000.
+ Pièces à charge /
documents
Proposition
de directive
européenne 385
("traitement des données à
caractère
personnel et protection de la vie privée dans le
secteur des
communications électroniques") a abordé
la
question sur le fond en séance plénaire le 13
novembre 2001.
Les députés ont aprouvé cet
amendement, sur lequel
se sont pour l'instant opposés les
gouvernements:
"[Article
15] (...)
Lorsqu'ils prennent des mesures en matière de protection
de
sécurité publique, de défense, de
sûreté
de l'État et d'application du droit
pénal et lorsqu'ils procèdent
aux interceptions
légales des communications électroniques
justifiées par rapport à l'un des buts
précités,
les États membres sont tenus
d'agir en vertu d'une loi précise
et les mesures qu'ils
prennent doivent être proportionnées
et
présenter un caractère de nécessité
lié
à la société démocratique.
La surveillance
électronique générale ou
exploratoire pratiquée
à grande échelle est
interdite."
>> Texte
voté le 13/11/01
Article de
Libération, Florent Latrive, 22/11/2001
http://www.liberation.fr/multi/actu/20011119/20011122jeuzk.html
Fiche Arpège /
Milipol:
http://www.milipol.com/francais/comms/20010730105401/
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